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Mon récit d’accouchement

Début de grossesse : 05/01/2014
Dpa (date prévue d’accouchement) : 05/10/2014

Le 9ème  mois de grossesse me parut interminable, je comptais les jours, j’avais de plus en plus de mal à me déplacer bien que mon ventre restait relativement petit, je n’attendais qu’une chose : ACCOUCHER !!!!
Mon chéri avait fini tous les travaux impressionnants de l’appartement surmotivé par l’arrivée imminente de la « gratouille », tout était donc fin prêt pour l’accueillir.
Dans la nuit du 1er octobre, je ressens de fortes douleurs dans le bas-ventre, mais je ne sais pas les interpréter et pense que ce ne sont que des douleurs ligamentaires pubiennes un peu plus importantes que celles ressenties les jours précédents. Cependant vers 5h du matin la douleur devenant trop intense je ne tarde pas à réveiller mon amour qui tente de me réconforter et de m’aider comme il peut. Son aide fut précieuse pour moi du début à la fin, il a été formidable.

J’ai préféré passer toute la journée du mercredi 1er octobre à gérer ces douleurs à la maison en comprenant petit à petit que c’était bel et bien des contractions de début de travail.  J’étais un peu anxieuse mais très excitée à l’idée de rencontrer ENFIN ma chérie, ma princesse, ma vie et de devenir MAMAN. Plus les heures passaient, plus les contractions s’intensifiaient et se rapprochaient, me coupant littéralement le souffle. Je suis donc allée prendre un bain chaud pendant que mon homme assez paniqué courait un peu dans tous les sens pour s’assurer que tout était prêt pour le départ à la maternité. Les contractions sont devenues encore plus fortes et régulières, mais la chaleur de l’eau du bain me faisait tout de même du bien. J’ai aussi pris le temps de prendre soin de moi malgré la douleur, en m’occupant de mes cheveux, en me passant du lait corporel et en vérifiant que ma manucure était niquel ! 🙂

Vers 17h en route pour la maternité ! Une fois sur place nous sommes accueillis par des infirmières qui nous disent d’emblée que ma prise en charge risque d’être compliquée étant donné le nombre d’accouchements impressionnants qu’il y a eu ce jour, nous laissant presque entendre que nous pourrions être dirigés vers un autre hôpital. Mais nous avons finalement été tout de suite conduits en salle de « monitoring » pour écouter les battements du cœur de bébé pendant environ une heure et vérifier mon col pour confirmer le début du travail. Mon col était ouvert à 2 doigts vers 18h30, le travail avait bel et bien commencé !  Encore heureux car il aurait été totalement inconcevable pour moi de passer une nuit supplémentaire dans cet état. Mon chéri se tenait là près de moi, trouvant à chaque fois les mots et les gestes pour me rassurer et me soulager. Vers 19h00 je suis ensuite allée faire une prise de sang et me faire poser un cathéter, puis nous voilà parti pour une heure de marche autour de l’hôpital à l’extérieur. Cette marche a bien aidé à la progression de mon col,  j’ai pu prendre l’air et ne pas avoir à gérer mes contractions, cloitrée dans une chambre. D’après mon chéri j’ai géré la douleur d’une façon impressionnante sans pousser de cris, juste en émettant des sons graves tels des gémissements qui s’apparenteraient au « OM » et en respirant très fort et lentement comme conseillé en cours de préparation à l’accouchement par Marie LEGROS. J’ai beaucoup entendu dire par mon entourage tout au long de ma grossesse que les cours ne servaient à rien du tout, c’est faux. Pour ma part, cela m’a énormément aidé psychologiquement et physiquement. Je n’aurais très certainement pas géré aussi bien sans cela, que ce soit pendant les contractions que pendant la poussée.
Je qualifie d’ailleurs les dernières douleurs que j’ai ressenties comme inhumaines, mais malgré tout pendant  cette heure de marche entre chaque contraction, je parvenais à discuter de choses et d’autres avec mon amour sans m’énerver, sans être trop crispée, cela me détendait et me permettait de ne pas trop appréhender la suivante et de ne pas rester que dans cette notion de douleur dans ma tête et dans mon corps.
Une heure après, soit vers 20h30 nous sommes de retour en salle de monitoring pour un nouveau touché vaginal. La sage-femme me dit que si mon col s’est ouvert un peu plus et bien je pourrais demander la péridural. Je lui ai donc rétorqué que quoi qu’il en soit je ne pourrais pas survivre et qu’il faudrait  me plonger dans un coma artificiel !!!!! (Sur le ton de l’humour tout de même).

Après examen, mon col avait effectivement progressé et était passé à 3 doigts larges. Nous nous sommes ensuite rendus en salle de travail et par chance l’anesthésiste était juste là derrière la porte prêt à me poser la péridural (mon héros) !!! Cela fut un peu fastidieux, mais au bout d’une demi-heure c’était fait je ne ressentais quasiment plus la douleur, j’étais juste bien et de mieux en mieux, car je pouvais moi-même gérer le dosage à l’aide d’une sorte de petite télécommande. Mon chéri a pu rester auprès de moi, même à ce moment-là et ce fut une fois de plus pour moi un grand soulagement. A partir de là, cela n’a été que du pur bonheur… j’étais là apaisée au côté de l’homme de ma vie à attendre notre mini nous, le fruit de notre amour, nous allions enfin faire sa connaissance, la serrer fort dans nos bras et pouvoir lui donner tout notre amour. J’étais ouverte à 4 doigts quand la sage-femme qui m’a accouché (Anne BOIZARD) a décidé de me percer la poche des eaux pour accélérer encore plus le travail. C’est ensuite allé très vite, mon col s’est ouvert jusqu’à dilatation compète en quelques heures qui se sont très rapidement écoulées. Mon bébé avait aussi fini par adopté la bonne posture au niveau de la tête ce qui m’a beaucoup rassuré. Cependant, il ne parvenait pas à s’engager dans mon bassin même deux heures après la dilatation complète de mon col. La sage-femme m’a donc fait comprendre que la poussée risquait d’être un peu compliquée mais je n’avais pas peur c’était la dernière ligne droite il fallait le faire, il fallait bien qu’elle sorte de toute façon. J’étais épuisée, et un peu avant que l’on me mette en position pour pousser je m’étais légèrement assoupi et à mon réveil j’avais oublié que je devais accoucher, mon chéri a bien rigolé. Il est 4h45 du matin ce jeudi 02/10/2014 et me voilà partie pour pousser et rencontrer ma fille. Mon amour se tenait derrière moi (hors de question qu’il voit le carnage) armé de son brumisateur et moi j’avais les jambes surélevées, écartées face à une multitude de personnes. En une poussée j’ai fait passer mon bébé dans mon bassin jusqu’à la porte de sorti puis j’ai adopté la technique de la poussé par l’expiration pour faire passer la tête de ma puce sans me déchirer, le plus lentement possible. J’avais appris cette méthode au cours de préparation à l’accouchement donc quand la sage-femme me l’a proposé j’ai tout de suite su quoi faire et tout s’est très bien déroulé. Je sentais absolument tout sans n’avoir aucune douleur et j’ai pu accompagner ma princesse vers la sortie tout en douceur. On m’a ensuite proposé de la sortir avec mes mains à la fin et de la déposer sur ma poitrine. Ce fut un moment magique, il n’y a pas de mots pour décrire toute l’émotion ressentie par moi-même et mon chéri à ce moment-là, j’ai pleuré et tremblé pendant bien 10 min c’était incroyable, hors du temps, un bonheur indescriptible.

Notre fille LINA était née, à 5h du matin jeudi 02/10/2014, le plus beau jour de notre vie avec notre rencontre à tous les deux le 15/06/2013. On s’est ensuite occupé de mon bébé pour lui faire passer quelques petits tests de naissance et j’ai reçu quelques légers points de suture suite à mon accouchement mais pas d’épisiotomie.

J’ai adoré ma grossesse et mon accouchement et remercie du fond du cœur toutes les personnes qui m’ont accompagnée tout au long de cette aventure, cela m’a énormément apporté.

4 thoughts on “Mon récit d’accouchement

  1. Tu as bien de la chance, c’est un bel accouchement que j’aurais aimé vivre de la même façon ! Je suis aussi arrivée à la maternité alors que trop de mamans venaient accoucher en même temps, du coup je me suis retrouvée dans la salle de monito jusqu’à ce que je sois ouverte à 4 et sans possibilité d’aller marcher… Je n’ai pas crié non plus pour ces contractions là mais j’ai vachement pleuré. Ouverte à 4 elles étaient déjà plus supportables pour moi, une horreur… Je me tortillais dans tous les sens sur le lit, mon chéri ne savait plus quoi faire. Ils m’ont même donné un dérivé de morphine pour me faire patienter car pas de salle de travail de disponible et impossible donc de me poser la péridurale. C’est longtemps après que la salle s’est enfin libéré et qu’ils me l’ont posé… Mais j’ai tellement de chance qu’elle n’a d’abord fonctionné que d’un côté. Cela atténuait les contractions mais je les ressentais quand même. Puis elle n’a plus marché du tout, j’étais dans un état complètement second. Du coup j’ai accouché sans péridurale et impossible pour moi de me concentrer sur ma respiration ou ma façon de pousser, je le faisais n’importe comment et de toute mes forces car j’avais juste envie que ça se termine, l’impression de mourir… ! Là je n’ai pas crié mais j’ai demandé au secours assez fort et assez souvent. Lol. C’était assez traumatisant, d’autant plus que je n’ai même pas eu mon bébé pour oublier ça et me réconforter vu qu’il ne respirait pas, ils ne me l’ont amené que des heures plus tard.

    • Ton message m’a beaucoup émue… En te lisant, je me suis vraiment mise à ta place, j’ai ressenti la douleur.
      Les contractions, c’est juste terrible, je n’ai jamais eu aussi mal de ma vie, j’ai même dit à mes amies pour rire que maintenant j’avais un peu vu l’au-delà ! Alors vraiment je te tire mon chapeau, tu es tellement courageuse. Si je n’avais pas eu la péridurale, j’aurai fait un malaise ou étranglé quelqu’un.
      Bien qu’ayant finalement eu un très bel accouchement, je reste tout de même un peu traumatisé par la douleur. J’angoisse aussi en me disant que mon accouchement s’est tellement bien passé après la péridurale que ça ne pourra jamais être aussi bien la prochaine fois (poussée très rapide, pas d’épisio, péridurale parfaite).
      Le dosage de la péridurale c’est hyper important, c’est vraiment pas cool ce qu’ils t’ont fait, ils ont attendu trop longtemps et ça n’a pas fonctionné du coup.
      Je ne sais pas si tu comptes avoir un autre enfant, mais essayes de ne pas trop rester sur ça et de te dire que ça ne pourra qu’être mieux la prochaine fois ! Et puis aujourd’hui tu as ton petit bébé en bonne santé, ça aide pas mal pour « oublier » 🙂 .
      N’hésites pas à venir me parler quand tu le souhaites, à réagir sur d’autres articles ou même à me soumettre des idées de sujets que tu aimerais voir traités.

      Je t’embrasse

      Petit message aux filles qui auront lu l’article : n’hésitez pas à poster vos récits d’accouchement en commentaire ! C’est toujours sympa de pouvoir échanger avec d’autres sur ses expériences qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

  2. Merci de ta réponse !

    Ce qui me fait peur pour un prochain accouchement en fait c’est que je ne suis pas certaine que la péridurale est mal fonctionné parce que l’on a trop attendu… Je crois que dès le départ il y a eu un soucis puisque je ne la sentais que d’un côté. Ensuite elle a « un peu » fonctionné car vers la fin du travail je ne sentais plus trop les contractions, je les sentais encore mais elles étaient beaucoup moins douloureuses je pense car j’étais dans un état un peu « second » et tellement fatiguée que je somnolais. Le truc c’est que mon bébé a mis très très longtemps a arriver et qu’ils ont du déclencher mes contractions donc je pense que le peu de péridurale qui avait fonctionné ne pouvait plus suivre. Et elle ne fonctionnait plus du tout à la fin parce que je sentais tout, ça ne marchait même plus d’un seul côté. Mais surtout je suis restée une demi heure les jambes encore dans les étriers, seule avec mon chéri à attendre avec l’angoisse que mon bébé n’allait peut-être pas survivre… Et je sentais le cordon pendre entre mes jambes et les douleurs de l’épisio et de la déchirure (Oui j’ai beaucoup de chance dans ma vie… lol). Et ils ont dû m’anesthésier de nouveau pour me recoudre, ce qui est assez douloureux aussi… lol. De plus je pouvais bouger mes jambes comme je le voulais et je les sentais très bien, j’avais juste la peau du ventre légèrement engourdie sur un côté mais à peine. Mais ils m’ont dit qu’il n’y a que des accouchement très difficile, dont je fais partie, donc je pense que l’anesthésiste était aussi débordé que les sages femmes et qu’il n’a simplement pas pu venir m’anesthésier de nouveau car normalement si la péridurale ne fonctionne pas il la retente… ! Et mon bébé n’arrivait tellement pas assez vite alors que son coeur ralentissait et avait des arrêts qu’ils m’ont même parlé de césarienne. C’est quand le gynéco est venu me voir en urgence que mon bébé s’est décidé d’un coup et que c’était la panique à bord car les sages femmes n’étaient pas prêtes pour le coup… ! Lol. Après je sais que ça vaut le coup et je sais que j’aurais d’autres enfants car j’en veux d’autres, mais j’appréhenderais beaucoup car la péridurale ne fonctionne pas pour toutes les femmes et si elle n’a pas fonctionné là je me dis que c’est peut-être parce qu’elle ne prendra jamais sur moi. Si elle a fonctionné pour toi au contraire je ne pense pas qu’il y ai des risques que ce ne soit plus le cas. 🙂 Et puis je ne me sens pas courageuse car je n’ai de toute façon pas eu le choix, tu es confrontée à la douleur et au moment et tu ne peux rien faire, mais après tu te sens plus forte… ! Et je pense que tu peux tout surmonter. lol

  3. Complètement d’accord après ça on se sent tellement plus forte, mais je maintien que tu es très courageuse même si tu n’as pas eu le choix de tout ça !!
    Avec tout ce que tu me dis je crois vraiment que ce n’est pas que la péridurale ne fait pas effet sur toi mais que tu as été mal prise en charge. Comme tu dis c’était la panique à la maternité ce jour-là et l’anesthésiste n’a pas pu revenir vers toi pour te soulager. Il y a des personnes sur qui ça ne fonctionne pas du tout, alors que toi tu en a quand même ressenti un peu les effets au début. Quand on me l’a posé à moi, elle ne fonctionnait pas super non plus, mais comme j’avais le système de la pompe, je pouvais en remettre autant que je voulais c’est ça qui était génial…j’ai appuyé pas mal de fois donc si il n’y avait pas ça, j’aurai certainement ressenti de nouveau les douleurs au fil des heures.
    Ne t’inquiète pas, pour ton prochain accouchement, n’hésites pas à en parler aux sages-femmes tout de suite de ça et d’en parler à l’anesthésiste c’est implorant, cela lui permettra d’aviser en conséquence.
    Pour le sujet de l’épisiotomie, ça malheureusement c’est une femme sur deux… Je vais faire une vidéo prochainement où je vais expliquer en détails comment j’ai fait pour accoucher sans épisio, je t’enverrai un message quand je la publierai, parce que si ça pouvait t’aider pour ton prochain accouchement ce serait super cool 😉 !!

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